Couverture Keleana, tome 1 : L'assassineuse / La prisonnière

Le royaume d’Adarlan, d’où toute magie a été bannie, est gouverné d’une main ferme par un roi tyrannique. Keleana, membre de la secte des Assassins et opposée au pouvoir du roi, est emprisonnée dans les mines de sel d’Endovier depuis plus d’un an. Pour gagner sa liberté, Keleana doit représenter le prince Dorian dans un tournoi à mort dont l’unique survivant devra servir le roi pendant 4 ans. Mais les concurrents, l’un après l’autre, sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour venir.

Manifestement, d’obscures forces magiques ressurgissent dans l’ombre de la cité et la jeune Assassineuse va devoir leur faire face… Heureusement, elle pourra compter sur l’aide de deux hommes : son entraîneur, le beau capitaine Chaol, et le prince Dorian en personne, qui sont tous deux tombés amoureux d’elle. Et dont les charmes ne la laissent pas indifférente…

Les avis positifs sont nombreux sur ce roman : on ne compte plus les fans de cette saga…. Cependant, je me suis lancé dans ma lecture sans rien en attendre. Et j’ai bien fait car, au moins, cela n’altère pas mon jugement.

Nous sommes bien là dans un roman de fantasy a destination de la jeunesse. La construction du monde est assez simple de compréhension. Mais cela n’a rien enlever à mon plaisir de lecture.

La plume de Sarah J. Maas est fluide, agréable et addictive. J’ai beaucoup apprécié l’écriture de ce roman bien que classique dans sa construction. C’est un tome que l’on peut facilement diviser en deux parties : une première introductive et une seconde où l’action se met en route. Cela aurait pu gêner certains lecteurs : ce ne fut pas mon cas ! Lorsque la seconde partie arrive, les mystères s’enchaine et c’est très addictif : le tout est bien mené, les révélations arrivent aux bons moments…

L’autrice mélange avec dextérité un suspens bien dosé entre intrigue de cours et aventure qui donne à l’ensemble un bon rendu. Les notes d’humour ne gâchent rien mais enrichissent le récit.

Je me suis attachée à notre héroïne, quelque peu revêche, mais qui nous montre une jeune femme forte qui a aussi ses faiblesses. Je l’ai trouvé drôle et émouvante bien qu’un brin agaçante des fois. J’ai aimé qu’elle doute, cela la rendant plus humaine que sa propre légende d’assassineuse. Les personnages masculins ne sont pas en reste et je me suis vite attaché à Chaol qui m’a tout de suite plus attiré par sa complexité que le prince Dorian que j’ai trouvé un peu lisse.

Le triangle amoureux, bien qu’annoncé dans le quatrième de couverture, m’a quelque peu agacé. Il est prévisible mais finalement ne prend pas tant de place que ça (pour le moment !) dans le récit. C’est le seul bémol que je trouve à ce début de saga qui m’a donné un moment de lecture rafraichissant et immersif. Je continuerai avec plaisir cette saga !